Évènements expositions

Galerie des Beaux-Arts La Passion de la liberté.


Des Lumières au romantisme
Du 19 juin au 13 octobre 2019

Dans le cadre de la Saison culturelle de la Ville de Bordeaux consacrée au thème fédérateur de la liberté, le musée des Beaux-Arts et le musée des Arts décoratifs et du Design s’associent pour organiser, en collaboration avec le musée du Louvre, une exposition intitulée La passion de la liberté. Des Lumières au romantisme.

 

Musée des Beaux-Arts


Nikos Aliagas, Missolonghi, la ville de mes ancêtres.  19 juin-13 octobre

Salle des romantiques, aile nord,  Exposition de photographies prises par l’artiste Nikos Aliagas à Missolonghi

 

Musée des Beaux-Arts

British Stories Œuvres britanniques du Louvre et du musée des Beaux-Arts de Bordeaux.  15 mai – 20 septembre 2020, ailes nord et sud

Cette exposition aura pour objet de mettre en lumière la collection de peintures anglaises du musée, l’un des rares à posséder des œuvres de Reynolds, Ramsay, West, Stuart, enrichie du prêt d’une dizaine d’oeuvres du musée du Louvre.    Galerie des Beaux-Arts  Absolutely Bizarre. Drôles d’histoires de l’école de Bristol 1800-1840 15 mai – 20 septembre 2020 Le musée des Beaux-Arts accueillera environ 80 œuvres provenant du musée de Bristol, ville jumelée avec Bordeaux, auxquelles s’ajoutent des prêts de la Victoria Art Gallery de Bath et de la Tate Britain de Londres ainsi que du musée du Louvre.

 

L’ensemble du programme du musée est consultable sur son site  www.musba-bordeaux.fr

Georges Dorignac Corps et Âmes

Exposition au musée Montmartre, 12 rue Cortot, Paris, du 15 mars au 8 septembre 2019

Le Musée de Montmartre présente l’œuvre étonnante de Georges Dorignac (1879-1925), et met notamment en lumière ses saisissantes feuilles en des noirs d’ébène qui firent sa réputation. D’une puissance expressive remarquable, ces dessins au modelé contrasté,  furent accueillis avec enthousiasme par les artistes, la critique et les collectionneurs de l’époque. 

Dorignac débute sa carrière avec les artistes de l’école espagnole de Bilbao qui ont tous ensemble l’ambition de conquérir Paris. Il subit tout d’abord l’influence du peintre paysagiste Regoyos et plus tard celle de Signac lorsqu’il réalisera des scènes de la vie familiale. Grand admirateur de Rembrandt, de Millet et de Seurat, ce qui a été la motivation première de Dorignac, c’est une quête perpétuelle du beau et de l’harmonie des formes.

Il s’installe en 1901 à Montmartre, 22 rue Chevalier de la Barre et investit vers 1910 la cité des artistes de La Ruche où il est très lié à Modigliani et Soutine. Participant à l’effervescence cosmopolite de l’Ecole de Paris sans pour autant y appartenir, il emprunte une voie singulière et indépendante, faite de ruptures. Captivé par l’histoire ancienne, celle des grecs et des romains mais aussi captivé par l’Orient, et l’art du Moyen Âge, il y trouva une source d’inspiration pour ses projets de tapisseries, de mosaïques et de vitraux.

Artiste religieux; il compose une « Vierge à l’Enfant », œuvre émouvante et emplie d’un sentiment d’amour presque charnel. réalise et peint une huile sur toile Jeanne dans son jardin assise, entourée d’une flore et d’une faune exceptionnelles.

Revenant à l’art religieux d’un occident éternel, il peint une Crucifixion remarquable, qui sera présentée quant à elle dans l’une des chapelles du Sacré-Cœur à Paris. Digne de figurer dans un lieu d’exception, François Boespflug écrivait :

« L’artiste n’a pas besoin de nous le confirmer par une déclaration, son style suffit : il s’agit d’un Golgotha congédiant tout détail anecdotique, avec un seul crucifié, le Christ en croix de la foi, en l’occurrence droit comme un I, ce qui constitue quasiment un hapax à cette époque. Son corps est idéalement beau, propre, ne comporte pas la moindre trace de sang. Il est doté non seulement d’un nimbe, mais de sa tête émanent neuf rayons bleus, trois groupes de trois. Il est cloué sur des planches larges et elles-mêmes impeccablement lisses. Ses yeux sont clos, mais rien ne permet d’affirmer qu’il serait mort. Sans doute est-il plus approprié de penser qu’il a été conçu comme parvenu déjà au-delà de la mort : Dorignac parvient à faire percevoir, sans nier le moins du monde, dans un sens qui serait suspect de docétisme, que le Christ n’aurait pas rendu l’âme sur le gibet, qu’il n’est pas resté prisonnier de la mort, qu’il n’a fait pour ainsi dire que la traverser. Il annonce avec des décennies d’avance un mouvement de fond qui se manifestera massivement à partir des années 1970, celles des œuvres qui est possible de subsumer sous la catégorie englobante de Crucifixion-Résurrection, ayant en commun un Crucifié qui n’est pas dominé par la souffrance : c’est lui qui la domine.

 

Le reste des motifs achève de faire de cette Crucifixion une sorte de somme visuelle de la foi chrétienne dans la rédemption. Dans le haut du tableau, sept nuages ; celui qui est perché au-dessus du titulus INRI est porteur d’une sorte de fruit ; à droite, la Colombe en vol descendant ; en face, une forme difficile à interpréter. Les quatre autres nuages ne portent plus aucune forme symbolique, mais ajoutent une touche subtile : il s’agit à la fois d’un évènement historique, et il a une dimension théophanique. Quatre étoiles, deux comètes, les symboles du soleil et de la lune, ajoutent dans le ciel une touche de vie mystérieuse, de création unifiée.

La croix de dresse devant et au-dessus d’un paysage à trois étages avec, de haut en bas, d’abord la mer, puis la terre, puis les enfers. La mer, avec son ciel peuplé du soleil et de la lune, d’oiseaux et de comètes, est porteuse de deux bateaux à voile. Celui de gauche, est un deux mâts avec quatre matelots à bord ; celui de droite, une barque avec trois jeunes rameurs et un pilote âgé. Un phare fait le pont entre ciel et terre. Celle-ci est riche de troupeaux, d’insectes et de fleurs. Un homme barbu et une femme voilée sont agenouillés de profil mains jointes (un motif qui se retrouve dans un carton de tapisserie de Dorignac date de 1917 intitulé Les deux amants)  : Adam et Ève, peut-être, ou le couple humain symbolisant l’humanité. Il sont en prière, d’une manière qui paraît recueillie et déterminée, devant le socle à trois étages de la Croix, d’où surgissent les tiges de lys en fleurs. Sous eux, dans « les lieux inférieurs » (longtemps appelés les enfers, ta inferna, au sens étymologique), enfermé dans une grotte dont les parois sont en flammes, un monstre énorme, sorte de crocodile, gueule béante. L’essentiel de l’histoire du salut est dit sans détour. »

 

COMMISSARIAT : Saskia Ooms, responsable de la conservation du Musée de Montmartre, Marie-Claude Mansencal, auteur de Georges Dorignac, le maître des figures noires, éditions Le Passage, 2016
SCNÉNOGRAPHIE : Atelier Maciej Fiszer


Musée de Montmartre – Jardins Renoir
12 rue Cortot, 75018 Paris
Ouvert tous les jours de 10h à 18h

 

 

Visites commentées organisées par les Amis du Musée avec Isabelle Beccia

 Actuellement pas de visites.

courriel : amis@amis-musees-bordeaux.com

Tel 06 65 67 58 18/05 56 08 80 24

Musée des Beaux-Arts, Bordeaux

Expositions 2018-2019

SUZANNE LAFONT NOUVELLES ESPECES DE COMPAGNIE. ROMAN

Galerie des Beaux-Arts 9 novembre 2018 au 28 avril 2019

ROGER BISSIERE 1886-1964

Aile Nord du musée 30 novembre 2018 AU 1er décembre 2019

 

 

 

Georges DEorignac

Un artiste à ne pas oublier

 

Né à Bordeaux le 8 novembre 1879, Léon-Georges Dorignac intègre, à l’âge de treize ans, l’école municipale des Beaux-Arts de Bordeaux. En 1899, il s’installe à Paris et entre à l’École des Beaux-Arts, dans l’atelier du peintre Léon Bonnat, qu’il quitte au bout de six mois, pour intégrer le groupe des peintres espagnols qui ambitionnent de conquérir Paris. Après avoir exécuté des tableaux de la vie familiale qui lui valurent une grande renommée tant sa technique est affirmée, il s’installe à la Ruche en 1910. Côtoyant les artistes de l’Ecole de Paris, Epstein, Modigliani, Soutine, il abandonne sa période fleurie pour créer de 1912 à 1914 des dessins et des monotypes au fusain, à l’encre noire et à la sanguine qui furent aussitôt remarqués par la critique. Ce sont des portraits, des nus, des travailleurs dont les silhouettes se détachent sur la feuille blanche.  Après la guerre de 1914, il créé des projets pour des tapisseries, des vitraux et des mosaïques qui lui valurent de vivre confortablement de son art. En 1922 il crée l’affiche du Salon d’Automne qui fera la couverture du livret. La gloire est là. Lui qui n’en voulait pas se voit propulsé sur le haut de l’affiche mais sa notoriété va se consumer peu à peu pour ne ressurgir qu’aujourd’hui  avec les deux expositions qui lui sont consacrées grâce au travail de Marie-Claire Mansencal.

Bibliographie : MANSENCAL Marie-Claire, Georges Dorignac Le Maître des figures noires, Paris, éditions le Passage, 2016.