Ill. , La Belle strasbourgeoise par Nicolas de Largillière

Le portrait français sous le règne de Louis XIV

Dominique Brème

Directeur du Domaine départemental de Sceaux, Dominique Brême est maître de conférences à l’université Charles-de-Gaulle – Lille 3, où il enseigna, jusqu’en 2009, l’histoire de la peinture européenne du XIVe au XVIIIe siècle. Il prépare depuis plusieurs années, parallèlement à ses activités, la publication de la vie et de l’œuvre de Nicolas de Largillierre (1656-1746).

 

Issu d’antiques pratiques funéraires et associé surtout à la tradition numismatique, l’art du portrait fut longtemps tenu pour une sorte de pratique documentaire ou étroitement politique. Limité le plus souvent à la représentation en buste d’un modèle vu de face ou de profil, donc peu adapté en apparence à la variation sur un thème, le genre resta longtemps à la périphérie des débats esthétiques. Mais l’ambitieux projet politique de Louis XIV, soutenu notamment par la volonté opiniâtre de le magnifier par les arts, changea la donne. Au tournant des années 1680, tandis que la cour s’installait à Versailles (1682), quelques peintres virtuoses – au premier rang desquels François de Troy, Nicolas de Largillierre (1656-1746) et Hyacinthe Rigaud (1659-1743) – firent sortir le genre du portrait de ses limites ancestrales et l’imposèrent comme pratique artistique à part entière. Très recherchées des collectionneurs les plus exigeants, leurs œuvres témoignent aujourd’hui encore d’un moment d’excellence de l’art français.

DATE

19/04/2024

Lieu

Bordeaux Athénée amphithéâtre Wrésinski

Durée

18H - 1H15

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