L’atelier de Tintoret: le maître et ses collaborateurs (Domenico Tintoretto, Paolo Fiammingo, Giovanni Galizzi, l’Aliense…)

Date : 11/03/2022
Lieu : Bordeaux Athénée amphithéâtre Wrésinski et en replay Inscription

Michel Hochmann
Professeur d’histoire de l’art de la Renaissance à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes

Historien de l’art de la Renaissance, il s’est spécialisé dans l’étude de la peinture vénitienne du XVIe siècle, ainsi que dans l’histoire des collections. Après avoir été chargé de mission pour l’histoire de l’art à l’Académie de France à Rome (Villa Médicis), il a été professeur d’histoire de l’art moderne à l’Université de Grenoble puis, à partir de l’année 2000, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études. Depuis 2016, il est doyen de la section des Sciences historiques et philologiques de l’EPHE.

La question des ateliers de peinture fait l’objet, ces dernières années, d’un nouvel intérêt. Or, Tintoret fut sans aucun doute le peintre le plus productif de Venise au XVIe siècle. Comme on l’a souvent relevé, il a laissé sa marque dans un très grand nombre d’églises, de confréries et d’édifices publics de la ville. Il est en particulier l’auteur de ce qui passe pour la plus grande toile peinte de l’histoire (le Paradis du palais des Doges). Une telle activité réclamait naturellement la mise en place d’un atelier bien organisé, avec plusieurs collaborateurs, mais on n’a pas encore véritablement étudié le fonctionnement de cet atelier (alors qu’on a travaillé sur celui de Titien ou de Véronèse). C’est ce que nous voudrions tenter, en nous appuyant sur la documentation disponible, pour comprendre comment le maître formait ses assistants, comment il leur transmettait ses instructions, comment il répartissait le travail. Les examens scientifiques qui se sont multipliés ces dernières années, notamment à l’occasion des expositions qui ont accompagné le cinq centième anniversaire de la naissance du peintre, ont apporté un certain nombre d’éléments nouveaux dont on cherchera à tirer parti. Nous nous appuierons aussi, naturellement, sur ce que l’on peut savoir du style propre de certains collaborateurs pour essayer de voir quelle part on peut leur attribuer dans la production du maître.

Ill., Fiammingo Paolo, Le Jugement de Pâris

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