Vincent Van Gogh, la peinture corps et âme

Amis Musée Beaux-Arts _ La Nuit étoilée, 1889, détail.

Conférence_Vincent Van Gogh, la peinture corps et âme

Par Nicholas-Henry Zmelty, 

maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’université de Picardie Jules Verne. En septembre 2014, Nicholas-Henri Zmelty a rejoint le programme Exogenèses en tant que post-doctorant. Historien de l’art spécialiste de la question de l’image imprimée en France au tournant des XIXe et XXe siècles, il a soutenu en décembre 2010 à l’Université de Picardie Jules Verne une thèse de doctorat intitulée L’Affiche illustrée en France (1889-1905) Naissance d’un genre ? Prix du Musée d’Orsay en 2011, sa thèse a été publiée aux éditions Mare & Martin sous le titre L’Affiche illustrée au temps de l’affichomanie (1889-1905). Chargé d’études et de recherches à l’INHA de 2005 à 2009, chargé de cours puis ATER à l’Université de Picardie Jules Verne (2006 – 2012) et à l’Université François Rabelais (2011-2012), Nicholas-Henri Zmelty a aussi été commissaire de plusieurs expositions dont Impressions à Montmartre Eugène Delâtre & Alfredo Müller (Paris, Musée de Montmartre, 2013-2014) et Adolphe Willette 1857-1926 (L’Isle-Adam, Musée d’art et d’histoire Louis-Senlecq, 2014).

Si pour nombre d’artistes du siècle, de Corot à Renoir, la biographie reste assez secrète et distincte de l’œuvre, il n’en est pas de même pour Vincent van Gogh, la vie reste inséparable de sa carrière. Fils de protestant, issu de la bourgeoisie, il est né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert (Pays-Bas) et mort le 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise. Peintre et dessinateur, il voua toute sa vie une profonde admiration pour l’œuvre de Millet dont il se sentait proche. Cette admiration resta intacte, même après qu’il eût rencontré l’avant-garde parisienne au milieu des années 1880. Le critique Octave Mirbeau le rappela tout naturellement dans l’hommage qu’il lui consacra après sa mort. Vincent arrive à Paris et s’adapte très vite à sa nouvelle vie, se liant d’amitié avec de nombreux impressionnistes, lesquels pratiquaient pourtant une peinture d’avant-garde bien différente de la sienne. Rentré dans l’atelier de Fernand Cormon qu’il quitta au bout de quelques mois, il s’y fit toutefois de véritables amis, Emile Bernard et Henri de Toulouse-Lautrec avec lequel il découvrit la vie nocturne de Montmartre. Puis, délaissant les harmonies de gris, il se mit à peindre des scènes colorées : des vues de Paris, des portraits, des travailleurs, des paysages et des scènes d’intérieur. Dans une vie aussi courte que fut la sienne, ce sont des années de fascination pour la lumière et à la couleur, des années qui accomplissent sa destinée unique, une démarche singulière qui composa sa vie de peintre.

 

 

  • Vendredi 7 avril 2017. A 18 heures, Athénée Amphithéâtre Wrésinsky place Saint-Christoly
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