Richelieu et les arts, un mécénat politique – Christian Taillard

Agrégé d’histoire, professeur émérite d’histoire de l’art moderne à l’université Bordeaux-Montaigne, spécialiste de l’architecture et de la sculpture française des XVIIe et XVIIIe siècle, il a publié plusieurs ouvrages dont Bordeaux à l’âge classique (prix de la ville de Bordeaux), Les hôtels de Soubise et de Rohan-Strasbourg à Paris et Victor Louis, le triomphe du goût français à l’époque néoclassique, couronné par l’Académie française. Il achève actuellement un livre sur l’architecte parisien Pierre Delamair et participe à la rédaction d’un livre sur la cathédrale de Bordeaux à paraître fin de 2017.

Le cardinal de Richelieu est surtout connu pour son action inflexible au service du roi Louis XIII, pour la gloire du souverain et de la France. Sa lutte contre les grands féodaux révoltés à l’intérieur et contre l’Espagne et l’empire des Habsbourg, à l’extérieur, occulte sa politique culturelle, son activité de bâtisseur et son goût pour les arts.

La fondation de l’Académie française qui n’entre pas dans notre propos eut suffi à sa gloire. Sa relation personnelle aux arts, son activité de collectionneur, sa maîtrise de l’utilisation des œuvres et des artistes comme instruments de la propagande monarchique et éléments d’un discours politique codé mais très clair pour les contemporains, permettent de mieux prendre la mesure d’un homme qui ne vivait que pour le service et la grandeur de l’État et de son roi.

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