Mazarin et les arts

Alexandre GADY

Professeur d’histoire de l’art moderne à l’université Paris-Sorbonne

Alexandre Gady, spécialiste de l’architecture et de l’urbanisme aux XVII et XVIIIe siècles, a écrit plusieurs ouvrages qui y sont consacrés parmi lesquels : Jacques Lemercier, architecte et ingénieur du roi, 2005, Les Hôtels particuliers de Paris, Du Moyen-Âge à la Belle époque, 2008, et dernièrement Dessiner pour bâtir. Le métier d’architecte au XVIIe siècle, Paris, co-édition Le Passage-Archives nationales. Défenseur du paysage et de l’esthétique en France il a reçu pour fonction l’organisation d’un nouveau Musée consacré au Grand  siècle à Saint Cloud.

Le faste dont aimaient s’entourer certains propriétaires d’hôtels parisiens sous l’Ancien Régime et au XIXe siècle a toujours fait de ces édifices des lieux où on cultivait l’art sous toutes ses formes. Séguier accueillit chez-lui  les débuts de l’Académie française, fondée en 1635, et Habert de Montmort  ouvrit son hôtel rue Sainte Avoye à la jeune Académie royale des sciences créée en 1666. Dès le XVIIe siècle les hôtels de la plupart des collectionneurs  de peinture ou d’objets d’art étaient également visibles sous certaines conditions pour un petit public d’amateurs. Richelieu, comme Mazarin, laissaient voir leurs palais, utilisant les collections comme une arme politique.

Lorsqu’il quitta Rome pour la France au mois de décembre 1639. Mazarin emporta avec lui de nombreux tableaux et sculptures pour les donner à sa Majesté Chrétienne. Par la suite, il continua cette collection personnelle dont hérita la Couronne de France.

Ill. : Bartolomeo Schadoni, La Sainte Famille

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