Le souper à Emmaüs, de Caravage à Rembrandt

Arnault BREJON de LAVERGNEE

Conservateur du Patrimoine

Docteur d’histoire de l’art, ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, il est spécialiste de la peinture du XVII° siècle de Caravage aux peintres caravagesques, plusieurs expositions leur ont été consacrées dont il a assuré le commissariat. Il a débuté sa carrière au musée du Louvre puis il a été nommé Directeur du musée des Beaux-Arts de Lille avant de revenir à Paris pour prendre la direction du musée des Gobelins ce qui lui a permis de renouer avec son siècle de prédilection, le XVII° siècle. Après avoir consacré trente ans de sa vie au service de l’Etat, aujourd’hui libéré de ses fonctions muséales, il se consacre  à la recherche

Emmaüs est cité dans un épisode du dernier chapitre de l’Évangile selon Luc de la bible chrétienne. Le Christ, qui vient de ressusciter le matin de Pâques après sa crucifixion et sa mise au tombeau, apparaît sur la route d’Emmaüs, non loin de Jérusalem, à deux disciples désespérés de sa mort qui fuient Jérusalem. Ils lui offrent l’hospitalité sans le reconnaître : « Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent. ». Cet épisode du souper à Emmaüs, selon l’Evangile, fut un thème dont s’emparèrent de nombreux artistes dans diverses versions. Qu’il s’agisse de Pontormo, Rembrandt, Vélasquez, Caravage ou Titien, ils interprétèrent chacun à leur manière l’un des épisodes les plus marquants de la chrétienté.

Ill. : Titien, Le Souper à Emmaüs

 

 

Facebook