Le Grand Condé, cousin de Louis XIV, véritable fondateur de ce qu’est aujourd’hui Chantilly

  • Pietro di Cosimo, Portrait de Simonetta Vespucci, vers 1480, détail.

 

Par Mathieu Deldicque,

conservateur adjoint au musée Condé de Chantilly. En parallèle à ses études en classe préparatoire à l’École nationale des Chartes, il effectue une licence d’histoire à Paris IV. Après avoir obtenu son Master 2 en histoire de l’art en 2010 dans cette même université, il est diplômé de l’École nationale des Chartes deux ans plus tard. Dans le cadre de sa formation de conservateur à l’Institut national du Patrimoine, il réalise de nombreux stages en France et à l’étranger. Il fait ensuite ses armes au Service des Musées de France où il est chargé des musées et châteaux nationaux. Il prépare également une thèse de doctorat consacrée à la commande artistique de l’amiral Louis Malet de Graville (1440-1516).

En 1886, Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897), fils du roi Louis-Philippe, donnait à l’Institut de France, dont il était membre, son château de Chantilly et les collections qu’il y avait réunies afin de créer le musée Condé à condition de ne pas prêter les collections et de ne pas modifier sa présentation. Le musée Condé conserve un exceptionnel ensemble de peintures, dont ce célèbre tableau de Piero di Cosimo représentant Simonetta da Vespucci, qui serait la deuxième en France après le musée du Louvre pour les peintures anciennes du XVe au XIXe siècle : en effet, aucun autre musée français ne présente trois Raphaël, trois Fra Angelico, un Enguerrand Quarton, plusieurs Clouet, quatre Watteau, quatre Greuze, cinq Nicolas Poussin, cinq Ingres, trois Delacroix, etc, tous de grande qualité. L’orientalisme est bien représenté dans la collection.

 

  • Vendredi 17 février 2017. A 18 heures, Athénée Amphithéâtre Wrésinsky place Saint-Christoly
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