• La Résurrection du Christ, détail, musée des Beaux-Arts de Bordeaux

 

Conférence par François Boespflug, 

historien des religions et théologien. Il est professeur émérite d’histoire des religions à la faculté de théologie catholique de l’Université Marc-Bloch de Strasbourg, après y avoir enseigné de 1990 à 2013. Après une thèse de doctorat consacrée à « Dieu dans l’art », soutenue en 1984, il a publié de nombreux ouvrages sur l’iconographie chrétienne. Il est notamment spécialiste de l’iconographie de la Bible moralisée. En 2013, il a été titulaire de la « chaire Benoît XVI » à Ratisbonne, il a été membre de la direction littéraire des éditions du Cerf de 1982 à 1999 et il intervient régulièrement dans les médias sur les questions relatives à l’Église catholique, mais aussi plus généralement sur les représentations du divin dans toutes les religions.

Après avoir situé le peintre dans son époque et dans le contexte de la peinture de la Réforme catholique après le Concile de Trente, François Bœspflug s’attachera à sa Résurrection du Christ pour en analyser, au delà des circonstances de son exécution (commande et destination), de son esthétique, de son style et de l’histoire de sa conservation, les principales caractéristiques iconographiques, motif par motif. Pour ce faire, il utilisera une méthode inspirée à la fois de la linguistique de Ferdinand de Saussure et de l’iconologie de Fritz Saxl et Erwin Panofsky, en réinsérant ce tableau, d’une part, dans l’ensemble « synchronique » de la production de ce peintre et des artistes auxquels il a été lié et, d’autre part, dans l’ensemble « diachronique » des œuvres d’art sur le même sujet.

Une place spéciale sera faite à plusieurs questions sensibles, comme le rapport entre le traitement du sujet et les récits (ou les silences) des Evangiles (canoniques ou apocryphes), l’état du corps du Ressuscité et sa mise en lumière, sa position par rapport au tombeau, la signification de son geste vers le ciel, la place faite aux gardiens, la situation structurelle faite au spectateur de l’œuvre, ce que l’on peut deviner de sa destination et finalement les valeurs que célèbre nolens volens et cherche à transmettre un tel tableau.

 

  • Vendredi 9 décembre 2016. A 18 heures, Athénée amphithéâtre Wrésinsky, place Saint-Christoly

 

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