La jeunesse de Tintoret : la peinture vénitienne au tournant des années 1540

  • Saint Marc sauvant un esclave, 1548, détail.

 

Par Michel Hochmann,

professeur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, section des sciences historiques et philologiques. . Ancien élève de l’Ecole normale supérieure, ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome, spécialiste de la peinture vénitienne du XVIe siècle et de l’histoire des collections, il est professeur de l’histoire de la peinture italienne des XVI au XVIIe siècles. Il a publié plusieurs ouvrages : Peintres et commanditaires à Venise 1541-1628, Venise et Rome deux écoles de peinture et leurs échanges, Il collezionismo à Venezia dalle le origine al cinquecento, La technique des peintres vénitiens au XVIe siècle.

Jacopo Robusti, dit Tintoret, est né à Venise d’une famille originaire de Lucques. Son père était teinturier de soieries et l’artiste lui doit son surnom de « Tintoretto ». Il n’y a pas de document relatif à sa formation mais, selon Ridolfi, il serait brièvement passé dans l’atelier de Titien. Dès 1539, il apparaît dans les archives comme un peintre indépendant. Le style de ses premières œuvres laisse supposer un voyage à Mantoue vers 1540, tandis qu’un peu plus tard son admiration pour Michel-Ange a pu faire croire, à tord, à un voyage à Rome. En 1545, il peint pour l’Arétin deux plafonds à sujets mythologiques, aujourd’hui démembrés, avant de réaliser, en 1548, pour la Scola Grande di San Marco, le Miracle de l’esclave qui, en suscitant admiration et polémique, l’imposent définitivement. En 1564, Tintoret entreprend ses grands décors pour la Scola di San Rocco, et pour le palais des Doges différentes salles. Apprécié de la Signoria, il a également travaillé pour les princes, notamment pour Guglielmo Gonzaga à la demande duquel il se rend à Mantoue en 1580. Il fut à la tête d’un florissant atelier.

 

  • Vendredi 10 mars 2017. A 18 heures, Athénée Amphithéâtre Wrésinsky place Saint-Christoly
Facebook