La figure bacchante dans l’art français du XIXe siècle – Sandra Buratti-Hasan

Selon Sara Vitacca (Université Panthéon-Sorbonne Paris 1) la figure de la Bacchante, prêtresse de Bacchus, animatrice dansante du thiase mythologique, fait l’objet d’un nouvel intérêt. Gilbert Durand considère à juste titre que le XIXe siècle est le moment du réveil de Bacchus. Son mythe connaît une vigueur retrouvée après un long sommeil d’indifférence. Si « Bacchus est roi », comme le rappelle Offenbach dans l’Orphée aux Enfers, s’il est convoqué pour les bienfaits de sa boisson et les joies qu’il apporte, il est plus rarement présent dans les arts visuels. Jouant le rôle du « dieu mystérieux caché dans les fibres de la vigne » célébré par Baudelaire, il laisse plutôt aux membres de son cortège la tâche de diffuser les leçons de ses paradis artificiels. Faunes, satyres, Silène et Pan – élus au rang de nouvelles divinités manifestant l’esprit du dieu – abondent dans la peinture et la sculpture comme dans la littérature et la musique de l’époque.

 

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