La cathédrale de Bourges et sa place à l’horizon aquitain au XIIIe siècle

Dany Sandron

Professeur histoire de l’art médiéval, université Paris-Sorbonne, diplômé de l’École des chartes, ancien conservateur au Musée national du Moyen Âge – Thermes et hôtel de Cluny, il a rejoint l’Université en 1993. Professeur d’histoire de l’art et d’archéologie du Moyen Âge à Paris-Sorbonne, où il dirige le centre André-Chastel (UMR 8150), il est spécialiste de l’architecture gothique. Ses recherches l’ont conduit à s’intéresser également aux arts figurés dans une approche iconologique des monuments. Outre la publication de sa thèse, La Cathédrale de Soissons, architecture du pouvoir (Picard, 1998), on lui doit un ouvrage sur l’architecture régionale, Picardie gothique. Entre Laon et Soissons (Picard, 2001) et une monographie, Amiens. La cathédrale (Zodiaque, 2004). Il est l’auteur avec Philippe Lorentz d’un Atlas de Paris au Moyen Âge (Parigramme, 2006).

 

Contemporaine de Notre-Dame de Chartres, la cathédrale de Bourges déploie dans la première moitié du XIIIe siècle une architecture particulièrement ambitieuse qui témoigne de références aussi bien à la grande architecture paléochrétienne des basiliques romaines qu’aux développements les plus récents de l’art gothique.

La place qu’occupe en Aquitaine Saint-Etienne de Bourges, première cathédrale gothique élevée au sud de la Loire, mérite aussi d’être étudiée. Au-delà de contacts ponctuels avec des chantiers, mis en évidence par les derniers travaux sur la cathédrale Saint-André de Bordeaux, il faut s’interroger sur la signification de certains apparentements, d’autant plus surprenants que les prétentions de l’archevêque de Bourges à exercer la primatie sur l’ensemble de l’Aquitaine se heurtaient à l’opposition déterminée de l’Eglise de Bordeaux.

 

Vendredi 22 mars 2019, conférence à 18h, Athénée, amphithéâtre Wrésinsky, place saint Christoly

Ill. : Cathédrale de Bourges, Tympan du portail ouest

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