Jardins de sagesse en Occident

  • Giovanni Bellini, Le Festin des dieux, 1514-1515, détail.

 

Par Hervé Brunon,

historien des jardins et du paysage chercheur au CNRS. Reçu major de promotion en biologie à l’École normale supérieure en 1991, il a poursuivi un cursus en sciences – botanique et écologie –, puis en lettres – histoire de l’art, littérature et philosophie –, et a étudié à l’École nationale supérieure du paysage. Il a soutenu en 2001 un doctorat en histoire de l’art sur les jardins italiens de la Renaissance à l’université Panthéon-Sorbonne. Il a été pensionnaire de l’Académie de France à Rome et fellow du Harvard University Center for Italian Renaissance Studies (Villa I Tatti, Florence), résidant en Italie de 1998 à 2003. Soutenue en 2014 à l’université Paris-Sorbonne, son habilitation à diriger des recherches s’intitule De l’imaginaire de la nature à la poétique des lieux : histoire holistique des jardins et archéologie de la relation paysagère en Occident.  Depuis 2007, il coordonne avec Monica Preti-Hamard, la programmation « Histoire et cultures des jardins » à l’auditorium du Louvre et donne régulièrement des conférences.

La quête de la sagesse pourrait-elle être favorisée par le jardin, voire même s’y accomplir de manière privilégiée et progresser grâce à lui ? Une bonne part de la culture occidentale l’a pensé, ainsi qu’en témoignent la tradition biblique, Platon, Epicure, Augustin, Montaigne et Nietzsche, comme l’illustrent aussi quantité de réalisations, pour beaucoup encore conservées à travers l’Europe. Ce sont ces lieux destinés à la retraite, au parcours méditatif, à la contemplation ou à une forme d’action responsable, incarnée par le jardinier, que cet essai propose d’explorer. L’auteur interroge ainsi l’inépuisable sens théologique, philosophique ou poétique de ces jardins de sagesse, supports et figures d’une plus juste expérience du monde, qui continuent aujourd’hui encore d’aider à mieux vivre ensemble, accepter la condition humaine, atteindre une paix et une liberté intérieures, intensément percevoir la beauté de ce qui nous entoure.

 

  • Vendredi 20 janvier 2017. A 18 heures Athénée amphithéâtre Wrésinsky place Saint-Christoly
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