Ingres-Raphaël

François-René Martin

Professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et coordinateur de la recherche à l’Ecole du Louvre

Spécialiste de l’historiographie, François-René Martin est professeur d’histoire de l’art à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Titulaire d’une thèse de science politique et d’une autre consacrée à l’histoire de l’art à l’Université Marc-Bloch de Strasbourg qui traitait de Grünewald et ses critiques, il a été ancien pensionnaire de l’Institut national d’histoire de l’art. Il a été chargé de mission pour la recherche à l’École du Louvre, où il enseigne depuis 2003 et en 2008 il a été élu à la chaire d’histoire générale de l’art, à l’ENSBA. Auteur d’ouvrages et d’articles il a publié une centaine d’études et d’essais sur les Primitifs allemands et français et sur l’historiographie. Il travaille depuis quelques années sur Ingres et Raphaël.

Elève de David, Jean-Dominique Ingres, premier prix de Rome en 1801 passa plusieurs années en Italie, d’abord à Rome où il arrive en 1806, puis à Florence. Il ne rentrera à Paris qu’en 1824. Classique, Ingres le restera toute sa vie. Grand admirateur de Raphaël il dira « Mes adorations sont toujours Raphaël, son siècle, les Anciens et avant tout les Grecs divins ». Son goût pour le détail, son goût des femmes et de la beauté, de la chair sensuelle et pleine, l’invitent même à déformer le modèle imposé par son Dieu, Raphaël. Il allonge les formes, les tord, stylise selon le procédé qui lui est le plus cher, la ligne. « M. Ingres préfère la peau aux os, et invente le nu lisse, sans relief, dont la lumière seule créé les accidents ».

Ill. : Jean-Dominique Ingres, La Grande Odalisque, détail

 

 

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