Hans Holbein à Bâle. Etre peintre à l’époque de la Réforme

Pascal GRIENER

Pofesseur d’Histoire de l’Art et de Muséologie, Université de Neuchâtel, Suisse.

Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris (1984) ; D. Phil., University of Oxford (1990) sous la direction de Francis Haskell. Professeur invité Collège de France, Paris, 2004; Lipsius Visiting Professor, University of Leiden, 2014; Chaire du Louvre, Musée du Louvre, 2017. Elu Slade professor of the history of art, University of Cambridge pour l’année 2023.Publications sur la Renaissance allemande, l’historiographie, et sur l’histoire des collections (XVII-XIXème siècles: La République de l’oeil. L’expérience de l’art au XVIIIème siècle. Paris : Odile Jacob, coll. Collège de France, 2010 ; PG & Oskar Bätschmann, Hans Holbein. Londres : Reaktion Books,  2014; Pour une histoire du regard : l’expérience du musée au XIXe siècle. Paris : Musée du Louvre, Hazan,  2017  (La Chaire du Louvre)

Hans Holbein est le fils d’un peintre qui doit quitter Augsbourg, faute d’obtenir des commandes. La ville de Bâle, où se fixe la famille, est une riche cité qui a obtenu l’immédiateté d’Empire, et qui se libère de la tutelle de l’évêque de Bâle à la Réforme. Le port sur le Rhin garantit une puissance commerciale immense à la ville. Hans Holbein saura faire carrière dans cet environnement favorable mais complexe. Il diversifie ses activités pour survivre – exécutant des fresques, mais aussi des peintures de chevalet pour la haute bourgeoisie, sans oublier des dessins propres à orner des livres imprimés à Bâle par des éditeurs internationalement réputés. La Réforme représentera un grand défi pour les artistes, soudain privés de commandes religieuses. Holbein relèvera ce défi, avant de quitter la ville pour travailler à la cour du roi Henri VIII d’Angleterre.

Ill. : Hans Holbein, Portrait d’un musicien

Facebook