Gustave Courbet, l’homme qui criait fort et marchait droit

Thomas SCHLESSER

Directeur de la Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Il est également professeur à l’Ecole polytechnique. Docteur en histoire de l’art il a soutenu en 2006 un doctorat en histoire et civilisations[3] à l’École des hautes études en sciences sociales sur l’artiste réaliste Gustave Courbet. Sa thèse est publiée sous le titre Réceptions de Courbet, fantasmes réalistes et paradoxes de la démocratie (Les Presses du réel, 2007). Parmi ses ouvrages il a publié  « L’univers sans l’homme » paru chez Hazan, 2016 qui a été couronné du Prix Bernier de l’Académie des Beaux-Arts.

Gustave Courbet est de ceux dont  la vie est faite de hauts et de bas, de triomphes et d’échecs, à quoi il faut ajouter, c’est plus rare, la prison et l’exil. Comment peut-on croire seulement comme certains le disent aujourd’hui, qu’il s’impose à nous parce qu’il a liquidé le vieux monde, créé l’avènement de la modernité, le règne du peuple et de la démocratie en arts ?

Engagé par le verbe et l’action il sut vivre dans son temps, s’adapter aux pratiques ambiantes et y trouver son compte. Courbet n’a jamais trahit ses engagements, il a crié ses convictions et toujours marché droit.
Ill. : Gustave Courbet dit le Désespéré

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