Deux expositions impossibles : « Jardins » et « Dioramas »

  • Jacques le Moyne de Morgues Etude de concombre

 

Philippe le Bon

Directeur du musée Picasso, Paris

Diplômé de Sciences Po Paris, de l’École du Louvre, de l’Ecole Nationale du patrimoine et de l’ Institut national du patrimoine, et après un passage remarqué à la Délégation aux arts plastiques du Ministère de la Culture en charge de la commande publique Il devient ensuite conservateur en chef au Musée national d’art moderne, qu’il intègre en 2000, et l’année suivante y signe l’exposition « Dada ». Durant ce parcours muséal il aura été commissaire d’une cinquantaine d’expositions et auteur d’ouvrages et articles y afférents.Conservateur général du patrimoine, il a été de 2008 à 2014, directeur du Centre Pompidou-Metz, où il a assuré le commissariat de l’exposition inaugurale, « Chefs-d’œuvre ? » en 2010, et de l’exposition « 1917 » en 2012.

L’histoire de l’art des jardins, monument par nature vivant et changeant, est rarement abordé dans l’histoire des expositions. Et pourtant les peintres ont peint inlassablement depuis des siècles cet art de l’élégance des formes que sont les plantes et les fleurs aux coroles éclatantes : roses, rouges, jaunes violettes. Dürer a peint des ancolies et des primevères couleur du printemps, François le Moyne de Morgue envoyé en Amérique pour y étudier les plantes, né à Dieppe en 1533 et mort à Londres en 1588, cartographe et illustrateur, a laissé des dessins d’exception. Cézanne a peint lui aussi des fleurs et des fruits et même le jardinier, assis, qui se repose au pied d’un arbre ; bref ils ont été nombreux à reproduire sur la toile toutes ces merveilles de la nature qui naissent et renaissent : une sorte de mise en scène où les fleurs, les légumes et les fruits sont placés au cœur du dialogue en des lieux de savoir et de plaisir.

 

  • Vendredi 20 avril 2018 à 18h Athénée amphithéâtre Wrésinsky place saint Christoly
Facebook