De Prague a Paris. Les artistes tchèques en France 1918-1938 (Alfons Mucha, František Kupka, Josef Šima, Toyen)

Anna PRAVDOVA

Historienne de l´art, conservatrice a la Galerie nationale de Prague.

Historienne de l´art, conservatrice a la Galerie nationale de Prague, Anna Pravdová, , docteur en histoire de l’art, a consacré sa thèse aux artistes tchèques.  Fille de professeurs de français, auteur d’un manuel de français pour autodidactes, très populaire parmi les Tchèques, elle est, bien sûr, parfaitement francophone. En 2009, Anna Pravdová a publié un ouvrage intitulé « Rattrapés par la nuit » qui raconte le destin des artistes tchèques en France pendant la Deuxième Guerre mondiale. Une exposition leur a été consacrée au printemps 2015 à la Bibliothèque municipale de Prague. Elle a écrit une monographie consacré au sculpteur, peintre et apiculteur Jan Křížek, intitulée « Chez-nous l’homme ne doit jamais disparaitre » aux éditions du FRAC Limousin en 2015. Alors qu’il était tombé dans l’oubli,elle lui a consacré une exposition. Cet artiste   avait vécu en France et était inconnu des tchèques.

Cette attraction s’affirma et s’intensifia au cours du XIXe siècle jusqu’à s’imposer, comme un enjeu politique et comme l’un des éléments centraux de la volonté des Tchèques de se démarquer de la culture germanique. La création de l’État tchécoslovaque, en 1918, marqua l’apogée des relations avec la France et signifia un regain des échanges culturels qui continuèrent tout au long de l’entre-deux-guerres. De nombreux artistes sont venus s´installer de manière définitive ou temporaire en France. Parmi les plus connus nous allons nous concentrer sur Alfons Mucha, célèbre grâce à ses affiches pour Sarah Bernard, le pionnier de l´art abstrait Francois Kupka, Josef Šíma, cofondateur du Groupe Le Grand Jeu, et la peintre surréaliste Toyen.

La forte attraction que la France a exercé sur les artistes tchèques est un phénomène ancien et complexe

Ill. : Kupka, La Vie

 

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