De David à Ingres : un âge d’or du portrait peint en France

Come Fabre

Conservateur au département des peintures au musée du Louvre, il assure la conservation des collections de peinture française, allemande et nordique de la fin du XVIIIe au milieu du XIXe siècle.

 

L’époque comprise entre 1785 et 1825 voit se développer un véritable âge d’or du portrait dans l’histoire de la peinture française. On observe en effet que durant cette brève période, les plus grands peintres d’histoire, à commencer par la génération de Jacques-Louis David, François-André Vincent et Pierre-Paul Prud’hon, puis celle de leurs élèves (Girodet, Gros, Gérard, Ingres), ne rechignent pas à s’approprier ce genre qui, avant comme après, sera surtout laissé aux spécialistes (Rigaud, Largillière, Nattier, Drouais, Vigée Le Brun avant 1785 ; Winterhalter, Ricard et Dubufe après 1840) ; et loin de le cantonner à une production annexe et simplement alimentaire, ces peintres réforment les codes du portrait en profondeur et le portent à un haut degré d’invention et de qualité artistiques. Quelles sont les raisons culturelles, sociales et artistiques de cet engouement remarquable ? Comment caractériser la révolution opérée par ces peintres ? Reflet d’une recherche personnelle en cours, la conférence livrera les intuitions de l’auteur.

 

Vendredi 22 février 2019, conférence à 18h, Athénée, amphithéâtre Wrésinsky, place saint Christoly

Ill. : Elisabeth Vigée Le Brun, portrait de la reine de France, Marie-Antoinette à la rose, détail

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