Cosme l’Ancien et Florence : le renouveau des arts et des techniques

  • Fra Angelico L’Annonciation

Sabine Frommel

Directeur d’Etudes à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris-Sorbonne

Sabine Frommel est directeur d’études (Histoire de l’Art de la Renaissance) à l’École Pratique des Hautes Études (Paris-Sorbonne) depuis 2003. Son travail est axé sur les rapports entre la France et l’Italie, et notamment sur le séjour des artistes italiens à la cour de France du XVIe jusqu’à la fin du XVIIIe siècle (Léonard de Vinci, Serlio, Vignole, Primatice, Bernin) et celui des Français dans la péninsule (Delorme, Lescot, Bullant, Percier et Fontaine) ainsi que sur les processus de migration des langages artistiques et des techniques en Europe pendant la période moderne. Par des recherches autour de la description des œuvres architecturales dans la littérature et de la représentation de celles-ci dans la peinture, elle cherche à élargir les limites de la discipline de l’histoire de l’architecture et à développer une perméabilité entre différents champs scientifiques. Ses autres recherches gravitent autour des thèmes historiographiques fondés sur une étude comparative entre l’Allemagne, la France et l’Italie.

C’est au cours des soixante premières années du XVe siècle que l’art italien réalise cette transformation fondamentale que l’on a coutume d’appeler Renaissance qui se produisit dans une ville de Toscane, Florence. Sa population, riche, puissante, volontaire et exigeante  il fallait que la force convaincante de ce nouveau langage soit cautionné par des hommes de génie eux aussi. Ce fut Cosimo de Médicis qui, ayant reçu une éducation humaniste, fut le premier grand mécène. Après la mort de son père, Giovanni di Bicci, survenue en 1429, Cosimo s’opposa au régime oligarchique qui régnait alors sur Florence. Accusé  d’un crime capital, « avoir cherché à s’élever plus haut que les autres », il est emprisonné au Palazzo Vecchio. Condamné à l’exil à Venise avec sa famille, il revint à Florence un an plus tard, le 5 octobre 1434,  acclamé par la population. Nommé, la même année,  gonfalonier  de Florence, surnommé le « Père de la patrie et des Arts », il est le grand et puissant mécène, protecteur des arts. Sous son mécénat, il fit  peindre à fresque les cellules des moines de san Marco par Fra Angelico, fonda l’Académie platonicienne. se lia d’amitié à Donatello et bien d’autres artistes qui, sous sa protection, contribuèrent à embellir Florence. Or, à cette époque, la coupole de l’église Santa Maria dei Fiori est inachevée. Ce travail revint finalement à un architecte de génie Filippo Brunelleschi, 1377-1446. Le problème technique de la mise en place de la coupole, d’un diamètre de 41 m était considérable.  En 1420 débuta sa construction, et en 1436, après seize années de travaux, la coupole est terminée.

  • Vendredi 10 novembre 2017 à 18h Athénée amphithéâtre Wrésinsky place saint Christoly

 

 

 

 

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