Art, Censure : Michel-Ange, Courbet

Thomas Schlesser

Historien de l’art, directeur de la Fondation Hartung-Bergman, professeur à l’Ecole polytechnique

Directeur de la Fondation Hartung-Bergman à Antibes M. Schlesser est également professeur à l’Ecole polytechnique. Docteur en histoire de l’art, Il a soutenu en 2006 un doctorat en histoire et civilisations à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes sur l’artiste réaliste Gustave Courbet, thèse publiée sous le titre Réceptions de Courbet, fantasmes réalistes et paradoxes de la démocratie aux Presses du réel en 2007. Tout dernièrement son livre L’univers sans l’homme, Hazan, 2016, vient d’être couronné du Prix Bernier de l’Académie des Beaux-Arts. Vient de Paraître chez Hasan, L’Art face à la Censure

Le 18 juillet 1573, il y eut le procès de Véronèse qui comparaissait devant le Saint Office pour son tableau qu’il avait intitulé « La dernière cène que fit Jésus-Christ dans la maison de Simon ». Il n’avait pas respecté tous les éléments iconographiques de la Cène et dut changer le titre. Il y eut aussi les nudités du « Jugement dernier » de Michel-Ange qui furent recouvertes sur ordre pontifical. Les recommandations pratiques les plus précises se multiplièrent autour de 1570. . De la Renaissance à nos jours, ils sont nombreux à en avoir été les victimes comme Caravage, Manet, Daumier, Courbet, Malevitch, Pasolini. Parfois les artistes font peur. Alors la censure frappe. À travers l’analyse de plusieurs affaires, Thomas Schlesser nous conduit à la découverte de chefs-d’œuvre méconnus, parfois disparus.

Ill. : Gustave Courbet, Portrait de l’artiste dit le Désespéré

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