Simon Vouet, le plus grand peintre français de la 1ere partie du XVIIe siècle

Date : 01/04/2022
Lieu : Bordeaux Athénée amphithéâtre Wrésinski et en replay Inscription

Arnauld Brejon de Lavergnée
Conservateur du Patrimoine

Docteur en histoire de l’art, spécialiste du Caravage et de la peinture du XVIIe siècle, Il a consacré sa vie au service l’Etat en qualité de conservateur de musées, d’abord au Louvre avant de prendre la direction du musée des Beaux-Arts de Lille. De retour à Paris il est chargé de l’organisation et de la rénovation du musée des Gobelins ce qui lui a permis de renouer avec son siècle de prédilection le XVIIe siècle en y organisant de vastes expositions sur notamment les tentures de la manufacture nationale des Gobelins d’après les cartons de Le Brun.

Alors qu’il jouit d’une très grande renommée, Simon Vouet rentre brusquement en France en 1627, suivant les recommandations pressantes du duc de Béthunes. Il importe en France le style baroque italien et dominera la scène artistique jusqu’à sa mort. Au fait de toutes les innovations italiennes, notamment dans le domaine du grand décor, il les adapte pour Louis XIII et Richelieu et il est rapidement submergé de commandes. Louis XIII le nomme Premier Peintre du Roi, il exécute des portraits, des cartons de tapisserie et des peintures pour les palais ddu Louvre. Il devint un artiste reconnu et d’une renommée qui perdura à travers les siècles. Il met alors rapidement en place un important atelier destiné à le seconder dans ses travaux, atelier où seront formés presque tous les grands peintres de la génération suivante. Il est l’ ami de Claude Vignon, l’un des peintres parisiens les plus actifs. Son talent est mis à profit aussi bien dans le domaine de la peinture religieuse que profane. Il élabore un système décoratif qui faisait alors défaut en France et introduit la mythologie et les figures allégoriques dans le décor des hôtels particuliers et des châteaux. L’Allégorie de Richesse serait un de ces nombreux et brillants fragments qui témoignent de ces ensembles, sur lesquels le sort semble s’être acharné : aucun ne nous est parvenu intact.

Ill/, Simon Vouet, Portrait de Mazarin

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