Histoire de la société

Histoire de la Société des Amis

Son histoire : C’est une très belle histoire, c’est l’histoire de la Société des Amis du Musée des Beaux-Arts

Bordeaux fut la première ville qui imita l’exemple de la capitale. C’est ainsi que furent posés en 1783 les premiers fondements d’une association regroupant toutes les sciences encouragées par les gens de lettres, les artistes et les amateurs.

Ces institutions regroupées autour du Musée et créées sur l’initiative de l’abbé Dupont des Jumeaux, prieur d’Eymet en Périgord, venu à Bordeaux en 1781 et fondateur du Journal de Guienne, premier quotidien bordelais et l’un des premiers de France, avaient pour but d’instruire et de regrouper tous les Bordelais qui, n’ayant entrée ni à l’Académie, ni au barreau, voulaient jouer un autre rôle que celui de spectateur des évènements attendus ou escomptés. Pour attirer un nombreux public, les fondateurs comprirent que pour instruire le public il fallait lui plaire.  C’est ainsi que fut créée à Bordeaux cette nouvelle Académie appelée « Le Musée » dont le nom n’avait pas au XVIIIe siècle la même signification que celle que nous lui connaissons aujourd’hui.

L’abbé Dupont des Jumeaux prit l’initiative d’adresser le 26 mars 1783, une lettre aux bordelais dans laquelle il expliquait la nécessité d’une telle création et termina sa lettre en leur demandant : « J’attendrai vos réflexions sur ce projet. S’il faut du zèle, de l’activité et de la fermeté pour réussir, j’en promets ».

Les réactions furent enthousiastes. Le médecin Victor de Sèze applaudit « à l’utile projet » et ajoute : « ou il faut renoncer à réveiller le goût des sciences et des arts, ou votre Musée fera germer l’émulation ». Romain de Sèze, quant à lui, répondit en ces termes : « Je voudrais pourtant bien que celle que vous tentez aujourd’hui pût se réaliser. Je trouve comme Cicéron qu’elles (les lettres) embellissent ou consolent la vie ».

Nicolas Dupré de Saint-Maur

 

Le premier Président, Nicolas Dupré de Saint-Maur, est nommé à la tête de cette institution. Placée sous le haut patronage de la Reine, l’Institution prend une allure officielle en organisant des cours populaires qui ont lieu les jours de fêtes pour rester accessibles aux citoyens. L’Intendant crée des cours de géographie, de physique instrumentales mais, très attaché aux arts, il adresse pour la première fois des convocations pour qu’artistes et amateurs, placés sur un pied d’égalité, examinent librement les problèmes artistique

Les membres de la nouvelle Société savante :  Gensonné, le futur conventionnel girondin, MM. de Lisleferme, avocat au parlement et Président du « Musée », Laffon de Ladebat, des artistes, des instituteurs, des pasteurs. Selon son Président, l’Institution permit de contribuer à « éveiller le goût des sciences et des lettres, à restituer aux moeurs leur antique pureté, enfin à occuper la jeunesse ».

Des lettres et des arts ouvertes à tous

 

La variété des sujets composant le programme du « Musée », attira le public. L’union des sciences, des lettres et des arts assurait son avenir. Alors que les bordelais avaient déserté, faute d’institutions ouvertes à tous, les milieux où l’on cultivait le goût des arts, le « Musée » leur proposait de saines récréations et au surplus donnait les moyens de goûter sans peine les fruits de l’instruction.

Par le décret du 8 août 1793, toutes les institutions et académies vont disparaitre. L’ancienne Société, le « Musée », devient le « Lycée littéraire ». Par la suite, une autre institution, le Museum, fut créée en 1801 par deux passionnés d’art, MM Rodrigues et Goëtals. C’est ainsi que furent édifiées les bases de l’institution actuelle qui sera plus tard reprise par la Société philomatique de Bordeaux.

Sources: Archives départementales de la Gironde, cote 151 T5, extraits du bulletin de 1902

Naissance et devenir d’une utile association culturelle

 

La Société philomatique de Bordeaux, fondée le 8 août 1808, concourt au progrès des Sciences, des Arts, de l’Industrie et de l’Instruction Publique. Elle organise chaque année des expositions ouvertes à tous et des séries de conférences publiques et gratuites.

La Société a changé plusieurs fois de nom dans son histoire : en 1945, les archives de la Préfecture de la Gironde mentionnent « La Société des Amis du Musée d’Art ancien ». En 1952, la société prit le nom d’Association des Amis du Musée sous la présidence de M. Philippe de Rothschild. Sous la présidence de M. Guy Rougier, elle prit pour nom « Société des Amis du Musée de peinture et sculpture de Bordeaux« . Quelques années plus tard, en 1974, cette Société présidée par Philippe Labory, change encore d’identité et prit pour nom celui de « Société des Amis des Musées de Bordeaux« . Pour la première fois, il est fait mention du nom de Nicole Schÿler, vice-présidente de l’association. C’était en 1986.

La Société actuelle

Lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire qui eut lieu au musée des Beaux-Arts le mardi 2 juin 2015, la modification de l’article 2 des Statuts de la Société a été votée à l’unanimité. La Société peut dès lors reprendre son nom d’origine : Société des Amis du Musée des Beaux-Arts.

La Société des Amis des Musées de Bordeaux prend un essor considérable notamment sous la protection du Maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Delmas, qui a toujours soutenu cette Société culturelle. Ses membres, Jean-Paul Avisseau, P. du Pasquier, N. Schÿler, s’activent à la bonne exemplarité de la Société. Les activités se multiplient et, après avoir animé des cours fort suivis, elle prend l’initiative de fonder « La Revue des Musées de Bordeaux ». Grâce à son concours, un public plus large, mais non moins averti, sera amené à prendre conscience de la vie de nos musées, dont les collections ne cessent de s’enrichir. La Société a également reçu le soutien de Monsieur le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, qui nous reçut magnifiquement dans les Salons de l’hôtel de ville le 24 septembre 2018.

Cet attachement à la Société des Amis du Musée se poursuit aujourd’hui avec le nouveau Maire de Bordeaux,Nicolas Florian, que la Société remercie.