Le plus grand fond de dessins de France oublié au cœur de Paris ? Surprises et découvertes au musée des Arts décoratifs

Bénédicte GADY

Conservatrice du patrimoine, en charge de la collection d’arts graphiques du Musée des Arts décoratifs de Paris

Ancienne pensionnaire à l’Académie de France à Rome, Docteur en histoire de l’art, Bénédicte Gady a consacré sa thèse aux débuts de la carrière de Charles Le Brun. Diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris elle a consacré ses premières recherches en histoire de l’art à l’étude des relations artistiques entre la France et l’Italie au XVIIe siècle à travers, d’une part, la fortune critique de Pierre de Cortone et, d’autre part, les estampes françaises d’après les peintres italiens. Sa thèse de doctorat sur Charles Le Brun et ses collaborateurs lui a permis d’analyser les décors des principales galeries du XVIIe siècle à Paris et à Versailles. A la Villa Médicis elle a étudié leurs pendants romains afin de proposer une étude comparative de ce type de grands décors en France et en Italie au milieu du Seicento. Avant d’obtenir son poste actuel elle a étérattachée au département des Arts graphiques du musée du Louvre.

Le Cabinet des Dessins du Musée des Arts décoratifs de Paris possède un fonds de dessins de toutes les époques et se propose donc comme étant le miroir des collections du Louvre. Il conserve des master pieces. Y brillent les noms de Watteau, Fragonard, Boucher ou Degas. Mais il se singularise aussi par la qualité de corpus d’exception : l’important fonds du paysagiste Achille Duchêne ; un autre autour des Arts du Spectacle, les gouaches de Léon Bakst pour les ballets russes de Diaghilev font référence. Enfin, sept domaines signent la collection graphique des Arts décoratifs : le dessin d’ornement, d’architecture, de tissus, d’orfèvrerie et de joaillerie, de mobilier, de mode, enfin, celui « documentant l’art de vivre à la française » (sic). Les noms d’ Androuet du Cerceau, Meissonier, Pineau, Delafosse, Grasset, Mallet-Stevens, Terry, Sonia Delaunay, Royère, Fouquet, Arbus ou Elsa Schiaparelli donnent le ton.

Ill. : Portrait de Jacques II Androuet du Cerceau, détail

 

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