Rembrandt et la médecine

Date : 18/02/2022
Lieu : Bordeaux Athénée amphithéâtre Wrésinski et en replay Inscription

Jacques Battin

Professeur émérite de l’université de Bordeaux, ancien chef de service de pédiatrie et génétique médicale au CHU. Membre de l’Académie nationale de médecine, président d’honneur de la société française d’histoire de la médecine et président honoraire de l’académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux ; il est docteur en histoire de l’art (2006); auteur d’une vingtaine d’ouvrages illustrés, dont une anthologie consacrée au Bassin d’Arcachon par les peintres chez Atlantica-Séguier.

Né et formé à Leyde en 1606, Rembrandt Harmenszoon-Gerritszoon van Rijn, s’abstint du séjour habituel à Rome, mais signa désormais de son seul prénom, à l’imitation des artistes italiens de la Renaissance. En 1630, il s’installe à Amsterdam, port de commerce florissant. Il reçoit aussitôt commande de la guilde des chirurgiens pour peindre la leçon d’anatomie du Dr Tulp, leçon d’anatomie fonctionnelle. EphraÏm Bueno, à l’instar de son père, est fait docteur en médecine à Bordeaux en 1642 ; c’est le médecin de la famille du peintre, qui peint son portrait à l’huile (Rijksmuseum) et une eau-forte du Juif à la rampe, l’escalier de la Rembrandthuis. Puis c’est le portrait d’Arnold Tholinx, dont celui à l’huile conservé au musée Jacquemart-André, l’autre à la pointe sèche de 1656, tous révèlent que le maître majeur de l’âge d’or de la peinture hollandaise est un peintre de l’intime.

Ill., Rembrandt Van Rijn, Autoportrait

 

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