Ill. , François Boucher, La Cueillette, détail

Les tableaux à cachette, tableaux à surprises : les peintures doubles de la Renaissance à Courbet

Nadège Laneyrie Dagen

Professeure d’histoire de l’art au département ARTS de l’École Normale Supérieure. Ancienne élève de cette école, elle débute sa carrière universitaire à l’université de Lille III, puis entre 1994 et 2003, elle travaille au sein du département d’histoire de l’ENS. En 2003 elle est professeur d’histoire générale de l’art à l’École nationale supérieure des beaux-arts, et, en 2005, elle est professeur d’histoire de l’art à l’ENS.   Ses centres d’intérêt portent sur la fin du Moyen Age et le début de l’époque moderne. Elle s’est intéressée aux rapports qui existent entre arts et sciences. Elle a dirigé pour la France un programme international sur la physiognomonie. Ses travaux ont donné lieu à un ouvrage collectif, L’art au risque de l’âge.

 

Grande peinture, tableaux à surprise.

 

Les tableaux des maîtres qui sont aujourd’hui exposés dans les musées, encadrés,  comme des objets autonomes, faisaient parfois partie, jadis, d’ensembles complexes et « à surprise ». Certains – des paysages, des personnages dans des situations anodines – n’étaient que la couverture d’autres peintures qui recelaient des sujets beaucoup plus risqués. Le cas de l’Origine du monde de Courbet, est bien connu. Il était dissimulé, dans la collection de Khalil Bay puis plus tard de Jacques Lacan, sous un paysage (de Courbet puis de Masson). Mais bien d’autres tableaux, depuis le XVIe siècle, le XVe siècle même, étaient organisés en dispositifs qui cachaient ou montraient à volonté, une autre image. Au XVIIIe siècle, François Boucher est un amateur de ces jeux de dissimulation / monstration. Qu’est ce qui se cache sous une peinture de jeune fille jouant avec un chien, quand on fait glisser, ou qu’on soulève, cette image ? C’est ce qu’on découvrira dans cette conférence.

DATE

09/06/2023

Lieu

Bordeaux Athénée amphithéâtre Wrésinski

Durée

18H - 1H15

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