Caspar David Friedrich 1774-1840, la tragédie du paysage

Date : 28/01/2022
Lieu : Bordeaux Athénée amphithéâtre Wrésinski et en replay Inscription

Christian Taillard
Professeur émérite d’histoire de l’art moderne. Université Bordeaux Montaigne

Agrégé d’histoire, professeur émérite d’histoire de l’art moderne à l’université Bordeaux-Montaigne, spécialiste de l’architecture et de la sculpture française des XVIIe et XVIIIe siècle, il a publié plusieurs ouvrages dont Bordeaux à l’âge classique (prix de la ville de Bordeaux), Les hôtels de Soubise et de Rohan-Strasbourg à Paris et Victor Louis, le triomphe du goût français à l’époque néoclassique, couronné par l’Académie française. Il achève actuellement un livre sur l’architecte parisien Pierre Delamair et participe à la rédaction d’un livre sur la cathédrale de Bordeaux à paraître fin de 2017.

Né au bord de la mer Baltique, installé à Dresde, Friedrich cherche dans l’observation de la nature scrutée attentivement, des falaises de Rügen aux montagnes du Harz ou de la Suisse saxonne, la réponse à ses interrogations religieuses. Dans ses dessins à la sépia avec ou sans rehauts de gouache, ses aquarelles ou ses peintures à l’huile, il exprime sa conception de la place de l’homme dans l’ Univers. De dos, face à la mer ou à la montagne émergeant des nuages, il médite sur la vie éternelle à laquelle il se prépare. Comme l’a écrit Friedrich, « le peintre ne doit pas seulement peindre ce qu’il voit devant lui, mais aussi ce qu’il voit en lui ». C’est ce qui fait de Friedich le plus grand paysagiste allemand du XIXe siècle.

Ill., Caspar David  Friedrich, Cairn sous la neige

Facebook