Portrait de femme portant un collier d’Afrique du nord – Théo Van Rysselberghe (Gand 1862 – Saint Clair 1926)

Portrait de femme portant un collier d’Afrique du nord – Théo Van Rysselberghe (Gand 1862 – Saint Clair 1926)

Portrait de femme portant un collier d’Afrique du nord – Théo Van Rysselberghe (Gand 1862 – Saint Clair 1926)

Le 13 janvier 2009, la Société des Amis des Musées de Bordeaux a acquis pour le musée des Beaux-Arts une peinture sur toile de Théo Van Rysselberghe (1862-1926), Portrait de jeune femme portant un collier d’Afrique du nord auprès de la galerie l’Horizon Chimérique.

Nous remercions nos mécènes qui, par leurs dons, ont permis cette acquisition.

Théo Van Rysselberghe est né à Gand et a été formé à l’académie de la ville. Dès ses dix-huit ans il expose deux portraits. Poursuivant ses études à l’académie de Bruxelles, il ne fait aucun doute qu’il subit à ses débuts, l’influence de Frans Hall, dont sa palette est tributaire par des tons amortis et par la préciosité du travail de l’artiste néerlandais. Rysselberghe voyage, part en Espagne, visite le Maroc, et y reste un an. Sa palette s’enrichit alors de teintes chaudes baignées de soleil. Il s’embarque pour Constantinople, parcourt l’Europe et revient fréquemment aux Pays-Bas.

Théo Van Rysselberghe expose ses premières oeuvres au sein du groupe des XX où il retrouve l’avant-garde artistique. Au cours de ses voyages, il découvre avec ses amis Dario de Regoyos et Constantin Meunier, l’art de Seurat. Ce fut une véritable révélation. C’est à ce moment-là qu’il commence à expérimenter la technique de la décomposition des tons purs et il adopte dès lors une palette brillante et lumineuse. Il expose à Paris au Salon des Indépendants, et avec ses nouveaux amis, Signac et Cross, il part pour le sud de la France et découvre Saint-Tropez. Après 1898, bien qu’ayant pris quelque distance avec Signac, il veut se concentrer sur la nature et s’éloigner du néo-impressionnisme. Installé désormais en France, il peint des portraits et des paysages aux coloris délicats.

Ce portrait de jeune femme portant un collier, une œuvre de jeunesse, symbolise son attrait et l’admiration qu’il témoignait à l’œuvre de Frans Hall. Si cet artiste néerlandais a marqué de son empreinte, plus de deux siècles après lui, les représentants des courants réalistes tels que Gustavre Courbet mais aussi l’art de Vincent Van Gogh, il marqua l’art de Van Rysselberghe à ses débuts.

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