Zola et ses peintres

  • Cézanne Paul Portrait de Madame Cézanne

 

Jean-Pierre de Beaumarchais

Vice-Président de l’association Beaumarchais-SACD spécialiste de littérature française du XVIIIe siècle

D’une année l’autre, il est toujours normalien, agrégé de lettres, vice-Président le d’l’association Beaumarchais, membre cde la commission d’enrichissement de la langue française et spécialiste du XVIII° siècle. Mais rien de tout cela ne concerne directement son sujet du jour : Zola et ses peintres. L’année dernière il nous avait présenté avec la collaboration de son fils, Julien de Beaumarchais de Rothschild, historien d’art,  Le Musée du Vin dans l’art de Mouton Rothschild, un des principaux lieux artistiques et culturels de notre région.

Si la naissance de la critique d’art, comme genre à part entière, remonte à Diderot, son âge d’or est sans conteste le XIXe siècle. Écrivains, journalistes ou chroniqueurs proposent leurs comptes rendus de salons. Proches d’eux, passionnée par l’art il y eut plusieurs manières de faire de la critique d’art. « A quoi bon la critique ? » Rétrospectivement la question que formulait Baudelaire en 1846 peut surprendre quand l’époque de la modernité, dont il contribue à ouvrir la longue histoire, devient plus que jamais le temps de la critique d’art, et même son âge d’or. C’est le temps d’une « nouvelle peinture » qu’il faut défendre, analyser et critiquer à la fois.

Zola, qui n’est encore qu’un jeune journaliste débutant dans la critique d’art, décide de se constituer de manière retentissante l’avocat de Manet et de Cézanne avec lequel il se brouillera plus tard. Son roman « L’œuvre » où il a clairement personnifié dans son roman, Cézanne, peintre génial et raté, montre clairement que pour lui l’impressionnisme se soldait par une faillite. D’une manière générale, il exprimera dès lors une grande incompréhension devant les nouveaux courants.

 

  • Vendredi 24 novembre 2017 à 18h Athénée amphithéâtre Wrésinsky place saint Christoly
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