Le génie de Rubens

Marianne Cojannot Le Blanc

Professeur d’histoire de l’art moderne, université Paris-Ouest Nanterre la Défense

 

Pierre Paul Rubens (1577-1640) est considéré non seulement comme étant le dernier grand peintre de la Renaissance mais aussi le premier peintre baroque moderne. C’est certainement son séjour en Italie de 1600 à 1608, qui fut un moment décisif dans sa formation artistique. Au cours de cette période il est au service de la maison des Gonzague à Mantoue. Cependant il voyage :  Venise, Florence, et surtout Rome où il mena la plus intense activité dans le domaine de l’étude de l’art.  En 1608,il est de retour à Anvers, où la famille s’était installée après la mort de son père, et ne revint jamais plus en Italie. Rubens, féru de culture humaniste, grand admirateur de Raphaël et Michel-Ange, excella dans tous les genres, du paysage aux portraits, du tableau d’autel aux scènes mythologiques. Bien sûr, il excelle dans le domaine de la peinture d’histoire. Il fut à la fois peintre et diplomate et travailla pour les maison de France, d’Angleterre et d’Espagne. Une mission diplomatique envoya Rubens à Madrid en 1628, au cours de laquelle il entretint le roi Philippe IV du désir de son pays de parvenir à une paix entre l’Angleterre et l’Espagne. Le peintre, le diplomate, un génie à part entière. Rubens a imprégné tout l’art européen de son époque.

 

Vendredi 21 décembre 2018, conférence à 18h, Athénée, amphithéâtre Wrésinsky, place saint Christoly

 

Ill. : Rubens, Autoportrait

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